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Phare Phare Ouest : le bilan du wing-bike trip avec Stéphane Thiolière

Nous vous en parlions il y a quelques semaines, au mois de mai, Stéphane Thiolière s’est lancé dans une aventure unique, alliant glisse, dépassement de soi et mobilité douce. Son projet Phare Phare Ouest, c’était 795 km entre le Phare du Petit Minou à Brest et le Phare des Baleines sur l’île de Ré, réalisés en autonomie totale, à vélo et en wingfoil. Pendant 15 jours, il a pédalé, navigué, bivouaqué, partagé chaque instant de son trip sur les réseaux de TotalWing… et vécu une expérience à la fois sportive, humaine et profondément connectée à la nature. Aujourd’hui, le rideur revient sur ce périple hors du commun : ses émotions, les imprévus, les belles rencontres, les meilleures sessions wing, son matériel RRD en configuration minimaliste, et même ses idées pour un « Phare Phare Ouest 2 »…

Salut Stéphane, quels ont été tes premiers ressentis après avoir bouclé ce trip entre le Phare du Petit Minou et le Phare des Baleines ?

Assez naturellement, j’ai ressenti un peu de fierté, d’avoir achevé ce périple et d’être arrivé au bout de ce projet, qui me paraissait un peu surréaliste quand je l’ai évoqué il y a près de 8 mois… (Bon je n’ai pas gravi l’Everest non plus… ). Et rapidement, un sentiment qu’on pourrait caractériser de vide, et d’envie de continuer à fait son apparition. En effet, ces quelques jours seul m’ont permis de trouver une certaine sérénité, un alignement et faire des rencontres incroyables et je craignais que cela ne s’arrête trop rapidement.

Quel a été ton plus beau moment, ou celui qui t’a le plus marqué pendant cette aventure ?

Il y eu deux temps forts, le premier lorsque j’ai été accueilli à bras ouverts chez Thomas H à Pont Mahé et que nous avons passé une soirée avec les riders locaux qui avaient aussi réalisé un trip avec remorque sur le week-end du 1er Mai. On ne se connaissait pas et la connexion a été immédiate et la soirée très conviviale. Big Up à eux.
Je n’oublierai pas non plus l’accueil qui m’a été réservé lors de mon passage par ma ville de Saint Vincent sur Jard – tout d’abord, toute la bande des « Ours » de la plage du goulet m’avait réservé une étape festive et ensuite quelques kilomètres plus loin, c’est ma famille qui m’attendait sur le bord de la route… des moments de connexion qui réchauffent le cœur et créent des souvenirs mémorables !

As-tu rencontré des difficultés ou imprévus sur la route ? Si oui, comment les as-tu surmontés ?

Des imprévus, il y en a eu oui, et c’est ce qui a donné aussi du cœur à cette aventure.
Par exemple, lorsque mon application rando, m’a guidé dans des chemins clairement non adaptés à mon attelage : 175 marches à descendre ! Avec une remorque de 45kg autant dire que c’était un réel challenge. Ou encore quand je fais un post le matin à 9:00 me targuant de n’avoir eu aucun problème mécanique après 500km et quant à 9:30 je déraille et doit démonter la roue motrice du vélo, et qu’ensuite à 15:00 ce même jour, je crève sous la pluie et que je doive à nouveau démonter complètement démonter cette roue… en conclusion ne jamais crier victoire avant la fin du chemin 😅

Quel spot ou quelle session wingfoil t’a laissé le meilleur souvenir ?

J’ai pu naviguer une petite dizaine de fois sur mon parcours… et je crois que le spot qui a retenu mon attention a été celui de l’île Tudy – plage du Combrit précisément, l’océan y était incroyablement bleu, le vent super soutenu et, surtout, c’était la première nav’ de mon périple… la première récompense sur le chemin, elle a donc une saveur particulière. Bien sûr, je n’oublie pas toutes les autres et notamment, à Pont Mahé ou encore sur mon « home spot ».

Comment ton corps et ton esprit ont réagi à cette routine de 15 jours en autonomie entre vélo, navigation et bivouac ?

Physiquement tout s’est bien passé, j’avais anticipé quelque peu avec une préparation de quelques semaines en amont de course à pied, piscine, et oui, je n’ai plus 20 ans… ensuite et bien, j’ai eu 15 jours pour m’entraîner durant le périple 😉
🧠 Psychologiquement, il y a eu une transformation assez notable après quelques jours. Initialement assez préoccupé par l’autonomie de ma batterie (évalué à 60km mais revue à 40km du fait du dénivelé breton) et à l’intendance – j’ai appris à lâcher-prise et à laisser l’imprévu prendre sa place avec plus de sérénité. Chaque difficulté, chaque moment dur faisant partie du voyage et rendant le jour d’après meilleur.

Je ne cacherai pas que les jours où j’ai enchainé vélo en moyenne 4 heures, et wing en général 2 heures, je n’ai eu aucune difficulté à trouver le sommeil malgré le manque de confort du bivouac. ⛺️

Tu parlais d’une démarche écoresponsable au départ : penses-tu que ce type de trip a pu inspirer d’autres riders, que ce soit des personnes croisées sur ton voyage ou bien en ligne ?

Prendre le temps du voyage et favoriser le vélo comme moyen de transport était un vrai choix, j’aurai pu faire la même chose en van, mais clairement cela n’aurait pas eu cette richesse et générer autant de rencontres.
D’autres riders ont initié des trips de même type, mais pas sur de si longues distances ou en autonomie et certains avec qui j’ai échangé étaient intéressés et inspirés par la démarche. Peut-être ne feront-ils pas autant de kilomètres, mais s’ils utilisent ce mode de déplacement alternatif pour leur session quotidienne, ce serait déjà top.

Personnellement, c’est en me documentant sur mon parcours, que j’ai connu la démarche quelque peu similaire de Flora Artzner en Corse et qui m’a aussi motivé à aller au bout, d’autres liront peut-être ce texte et cela fera germer une graine…

Quel équipement (hors matos de glisse) t’a semblé indispensable ou t’a vraiment sauvé pendant le voyage ?

Mon livre « Be Water my Friend » de Shannon Lee, un très bon compagnon de voyage pour ouvrir son esprit et mieux appréhender les moments d’introspection ; et sinon de façon très pragmatique mon iPhone finalement plus pour la musique, le GPS et la captation d’image 😂

Ton matos RRD t’a accompagné tout au long du trip : est-ce que ton quiver “minimaliste” avec un foil, une aile et une planche t’a suffi ? Si tu devais recommander une configuration de matos à un rider qui veut se lancer dans le même type d’aventure, tu lui conseillerais quoi ?

J’ai eu la chance d’être bien accompagné par RRD et j’ai pu partir avec un combo assez optimisé. Comme toujours on aimerait emmener tout son quiver mais là clairement impossible et honnêtement sur une période comme mai, pendant laquelle on n’attend pas de grosses variations de conditions, c’est totalement jouable 😆.

Je suis parti avec une seule aile idéalement 5m mais j’avais une Evo Wing idéale, car suffisamment puissante pour le light et qui se comporte aussi très bien quand le vent devient solide… je navigue avec jusqu’à 20nds, moins confortable, mais cela passe.
Idem pour le foil, je recommande un setup assez polyvalent, perso j’avais un Blaze 1250, ça peut paraître grand, mais cela m’assure avec mon gabarit un départ plus rapide dans le vent léger et il est suffisamment joueur pour tenir dans le vent plus fort.
Enfin pour le flotteur, j’ai emmené une Béluga en 75l, mais j’aurais dû lui préférer la version Mid Length en 5’8 ou 6‘ pour avoir un peu plus de volume et surtout de longueur pour voler plus tôt dans le petit temps.

As-tu déjà des idées ou des envies pour un “Phare Phare Ouest 2” ou un autre projet dans le même esprit ?

Oui ! J’ai commencé à y réfléchir dès mon arrivée à l’Ile de Ré en fait et sur tout le chemin de retour en Vendée, en vélo toujours.
Le prochain périple répondra nécessairement à différents critères : une dimension environnementale et humaine, un engagement sportif et une certaine incongruité pour susciter l’interrogation, les questions et générer de l’intérêt.
Ce pourrait être continuer le périple jusqu’au phare de Biarritz ; préparer une traversée inter-île ou encore rejoindre un spot emblématique lointain avec un moyen de mobilité douce… bref la difficulté ne réside pas dans la génération des idées, mais dans la sélection du bon projet et des partenaires de route, mais c’est certain que je repartirai.

Et vous les lecteurs de TotalWing, des idées de périples « Sportifs, Ecolos, Farfelus » ?

On attend vos réponses en commentaires ! Merci Stéphane de nous avoir partagé ce trip !

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A propos de l’auteur

Laurie Montagner

Du SUP Race au wingfoil, en passant par le windsurf, le wakesurf et le surf, vous trouverez Laurie dans le Sud-Ouest, partout où il y a de l’eau entre Gruissan, la Garonne et Capbreton. Passionnée des sports nautiques, elle passe son temps à surfer, que ce soit sur la vague… ou sur le web ! Laurie est en effet spécialiste en marketing et développement web, de l’écriture de lignes de code à la réalisation de vidéos professionnelles. Très attirée par la compétition, vous l’avez sûrement déjà croisée sur l’un des évènements SUP et wing aux quatre coins de la France !

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